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Swiss Archives of Neurology, Psychiatry and Psychotherapy is published by MDPI from Volume 176 Issue 1 (2026). Previous articles were published by another publisher in Open Access under a CC-BY (or CC-BY-NC-ND) licence, and they are hosted by MDPI on mdpi.com as a courtesy and upon agreement with Editores Medicorum Helveticorum (EMH).
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Commentary

Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes

by
Natacha Pougnier
1,
Myriam de Perrot
1,
Ariella Machado
1,
Louise Penzenstadler
1 and
Gerard Calzada
1,2,*
1
Faculté de médecine, Université de Genève, Suisse
2
HUG – Hôpitaux Universitaires de Genève, Rue Grand Pré 70C, CH-1202 Genève
*
Author to whom correspondence should be addressed.
Swiss Arch. Neurol. Psychiatry Psychother. 2019, 170(2), 1; https://doi.org/10.4414/sanp.2019.03028
Published: 1 January 2019
Ce film permet de traiter des troubles anxieux généralisés et de la phobie sociale sous un ton comique à l’aide de situations cocasses.

Les émotifs anonymes (2010)

Written by Jean-Pierre Améris, Philippe Blasband. Directed by Jean-Pierre Améris 

Jean-René et Angélique (Figure 1), les personnages principaux du film, sont émotifs et tous deux passionnés de chocolat. Jean-René est directeur d’une chocolaterie en déconfiture en raison de son manque de renouveau dans ses créations. Angélique est une chocolatière de talent qui travaille sous anonymat—comme « ermite »—pour la fameuse chocolaterie Mercier durant 7 ans, jusqu’à la mort de ce dernier. C’est à la suite de cet événement qu’Angélique se présente comme chocolatière dans la fabrique de Jean-René et qu’elle est engagée. Ainsi commence leur histoire d’amour, une histoire dont les étapes sont rythmées par les exercices d’exposition que le psychothérapeute de JeanRené lui donne : inviter quelqu’un au restaurant, toucher quelqu’un et offrir un cadeau à qui il le désire. Leurs gestes sont maladroits, leurs tentatives compliquées, et leur peur de l’autre immense, mais pourtant ils réussissent à surpasser leurs appréhensions afin de s’avouer leur amour et partager leurs peurs de tout.
Cette comédie est une illustration des troubles anxieux et de la phobie sociale dont Jean-René et Angélique sont atteints. Elle permet d’avoir une première approche de la thématique de l’anxiété et assure une bonne compréhension des critères diagnostiques définis par le DSM-V. La scène où Jean-René invite Angélique au restaurant, bijoux du film par son absurdité, nous montre plusieurs manifestations de troubles anxieux. Agités, les deux personnages ont de la peine à communiquer normalement, font des gestes maladroits et les conversations sont vides de sens et saccadées. Jean-René, raide comme un piquet et suant à grosses gouttes, est incapable de se contrôler; il part changer de chemise à maintes reprises pendant le repas. Il finit même par quitter la table, évitant ainsi cette situation trop anxiogène pour lui.
Malgré des scènes majoritairement comiques, ce film nous montre aussi des personnages touchants, freinés dans leurs vies par leur appréhension de l’inconnu. Des personnages qui préfèrent rester dans l’ombre par peur d’être mal jugé.
Il n’y a non pas un, mais bien deux personnages émotifs dans le film. Ce choix permet de montrer au spectateur deux approches de soins différentes : les émotifs anonymes (Angélique) et la psychothérapie (Jean-René). Le groupe de parole des émotifs anonymes, à l’image des alcooliques anonymes, nous présente une technique de soins par les pairs, où l’écoute d’autrui et la confiance mutuelle sont les mots d’ordre. Libérée de ses chaînes, Angélique ose exprimer ses craintes et appréhensions. La psychothérapie de Jean-René nous montre une approche individualisée de la thérapie. Le psychothérapeute est investi dans son travail, il fournit à Jean-René des exercices d’exposition qui renforcent sa confiance et le pousse à prendre en main son destin. Il est d’ailleurs déçu, lorsque lors d’une séance, le psychothérapeute ne lui donne aucun « devoir » pour la prochaine séance.
À la fin de ce film, le public est plutôt amusé par les personnages que bouleversé, tant la maladresse de ceux-ci est visuellement bien mise en scène. Ce parti pris de la part du réalisateur permet au public d’avoir un aperçu du quotidien des personnes souffrant de troubles anxieux sans en avoir une vision trop crue. Ainsi, ce film représente un bon support d’enseignement: le spectateur peut s’identifier aux personnages, ceci en gardant à l’esprit que la réalité de la maladie n’est pas toujours si drôle.
Figure 1. Capture d’écran de la bande-annonce officielle du film.
Figure 1. Capture d’écran de la bande-annonce officielle du film.
Sanpp 170 w03028 g001

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MDPI and ACS Style

Pougnier, N.; de Perrot, M.; Machado, A.; Penzenstadler, L.; Calzada, G. Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes. Swiss Arch. Neurol. Psychiatry Psychother. 2019, 170, 1. https://doi.org/10.4414/sanp.2019.03028

AMA Style

Pougnier N, de Perrot M, Machado A, Penzenstadler L, Calzada G. Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes. Swiss Archives of Neurology, Psychiatry and Psychotherapy. 2019; 170(2):1. https://doi.org/10.4414/sanp.2019.03028

Chicago/Turabian Style

Pougnier, Natacha, Myriam de Perrot, Ariella Machado, Louise Penzenstadler, and Gerard Calzada. 2019. "Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes" Swiss Archives of Neurology, Psychiatry and Psychotherapy 170, no. 2: 1. https://doi.org/10.4414/sanp.2019.03028

APA Style

Pougnier, N., de Perrot, M., Machado, A., Penzenstadler, L., & Calzada, G. (2019). Les troubles anxieux dans le film Les émotifs anonymes. Swiss Archives of Neurology, Psychiatry and Psychotherapy, 170(2), 1. https://doi.org/10.4414/sanp.2019.03028

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