Edmund S. Higgins, Mark S. George:
The Neuroscience of Clinical Psychiatry.
The Pathophysiology of Behavior and Mental Illness.
Baltimore, USA: Wolters Kluwer Health/Lippincott Williams & Wikins; 2013.
Seconde édition. Broché, 324 pages.
Prix € 71,95.
ISBN-13: 978-0-7020-5102-9.
Ce manuel de neuroscience de psychiatrie clinique, seconde édition, vise un public-cible de psychiatres, psychologues et cliniciens en formation continue, ainsi que les médecins assistants en formation postgraduée en psychiatrie. Les auteurs viennent de l’Université de Caroline du Sud, le premier est professeur associé de psychiatrie et de médecine familiale, le second est professeur de psychiatrie, radiologie et neurosciences.
L’ouvrage est composé de 4 sections. Chaque section est rédigée dans un anglais facile à lire, riche de nombreuses illustrations et complétée par des questions aidant l’étudiant à des révisions. Une riche bibliographie figure en fin de volume.
Dans la 1re section sont passées en revue les perspectives historiques et les modèles neuroscientifiques, les bases en neuroanatomie, dont les notions de circuit, de neurotransmission et de signalisation. Y sont abordés également les aspects liés à la génétique et à l’épigénétique.
Dans la 2e section, on y résume les relations entre les hormones et le cerveau, les notions de développement chez l’adulte et de plasticité. On révise les effets de l’inflammation et de l’immunité, ainsi que les fondements du cerveau électrique.
La 3e section traite de différents thèmes: la douleur, le plaisir, l’appétit, la peur et l’agression, le sommeil et les rythmes circadiens, le sexe, l’attachement, la mémoire, l’intelligence et l’attention.
Enfin, la 4e section traite de la liaison avec les troubles psychiatriques: dépression, anxiété, schizophrénie et maladie d’Alzheimer.
Commentaires: Il s’agit d’un honnête effort de poser les fondements neuroscientifiques connus du fonctionnement cérébral et des troubles psychiatriques. La partie proposant une mise à jour des connaissances des principaux systèmes affectifs, cognitifs et comportementaux sera très utile aux étudiants. Le clinicien expérimenté regrettera sans doute l’absence de considération sur la psychothérapie ou sur la boucle cerveauesprit-culture. Mais il faut reconnaître que cette mise à jour des connaissances physiopathologiques des comportements et des troubles mentaux crée des passerelles utiles entre neurologie et psychiatrie et peut rendre service par sa vulgarisation scientifique réussie à un large public concerné par les applications cliniques des neurosciences.
Jacques Besson, Lausanne